Le tissu conjonctif

Dans le tissu conjonctif les cellules sont ordonnées de telle sorte qu'elles forment un réseau à mailles larges. C'est une éponge cellulaire lâche dont les espaces sont gorgés de substance interstitielle liquide contenant sels et protéines. Il existe plusieurs catégories de tissu conjonctif.

- Le tissu lâche: il joue un rôle de remplissage et de soutien des organes.
- Le tissu serré: c'est lui qui compose les ligaments (liaison os/os) et les tendons (liaison os/muscle)

Le cartilage fait également partie du tissu conjonctif de part sa constitution. Il est formé de cellules cartilagineuses, de fibres conjonctives et d'une substance fondamentale qui lui donne une grande élasticité et une remarquable résistance à l'arrachement. Les cartilages ne sont pas irrigués.

Le sang est un tissu conjonctif liquide.

Les fonctions du tissu conjonctifs sont:

- Soutenir le corps
- Unir les organes
- Coordination des mouvements et souplesse
- Stockage des réserves d'énergie
- Rôle immunitaire par sécrétion des anticorps à son niveau
- Rôle de remplissage car il stocke ce que le corps a du mal à éliminer (graisses dans les cellules graisseuses dites adipocytes, produits de synthèses et chimiques suite à des traitements médicamenteux ou suite au stress...)

Les chaînes musculaires sont les "emballages" de muscles liés entre eux par leurs fonctions agonistes formées uniquement de tissu conjonctif.
C'est pourquoi beaucoup de douleurs, de fatigues chroniques, de déséquilibres posturaux et d'alourdissement de la silhouette sont liés au bon fonctionnement de ce tissu.





Tissu conjonctif ou fascia

Le mot "fascia" est issu du latin et signifie bandelette, tissu : ce sont les tissus conjonctifs, qui relient tout dans le corps, de la tête aux pieds et de la superficie à la profondeur.

Les fascias constituent une chaîne ininterrompue qui enveloppe chaque muscle, chaque cellule musculaire, et relient les muscles les uns aux autres. Les fascias relient également les viscères entre eux et font communiquer notre ventre avec notre thorax, notre gorge avec notre tête, etc. La boite crânienne a également ses fascias dont le principal est la dure-mère. Composée de 2 feuillets, son rôle est essentiel notamment pour le retour du sang veineux crânien en direction du coeur.
Ces interdépendances expliquent qu'un traumatisme subi à un endroit du corps ait des répercussions à d'autres endroits. Ainsi quand il existe un déséquilibre articulaire, le fascia subit une contrainte mécanique qui l’oblige à trouver une compensation en provoquant par ailleurs un nouveau déséquilibre. Les fascias sont comme des chaînes de transmission le long desquelles peuvent circuler les ondes traumatiques et s’installer des phénomènes de compensation.

Le fascia est un tissu très réactif qui peut garder pendant des années en mémoire les stress et chocs subis. Tout traumatisme physique, psychologique, ou biologique rétracte et crispe le fascia, et perturbe l'équilibre de l'organisme.

Dans sa pratique, Sophie MALFAIT repère les incohérences ou immobilités des fascias et les amène par des mobilisations tissulaires, par un toucher et des gestes lents et précis, à se détendre et retrouver leur mobilité naturelle, agissant ainsi sur les os, muscles, tendons, ligaments, nerfs, viscères (estomac, intestins, reins…). Le soin permet ainsi d’améliorer les causes profondes des symptômes en prenant en charge la globalité du corps.

Les fascias sont également d'importants lieux d'échange, endroit clé dans l'amorce de la réaction immunitaire. En restaurant la circulation sanguine et lymphatique par le travail des fascias, le masseur permet d’aider le corps à éliminer les toxines.
De plus, de la qualité des fascias dépendent celles des mouvements des membres et de la respiration, de la circulation sanguine et lymphatique, des échanges cellulaires de nettoyage et de défense de l’organisme, ainsi que le maintien d’une bonne posture et l’absence de déformations corporelles (tassement, hypercambrure, cyphose, etc.)

Le fascia superficiel est un fascia de revêtement. En se dédoublant en profondeur, il recouvre chaque groupe musculaire et chaque muscle. Les membranes extérieures dépassent les limites du muscle pour fusionner avec les autres enveloppes des muscles voisins, ou avec des tendons (insertion du muscle sur l’os). Toutes les enveloppes locales musculaires sont donc ainsi reliées les unes aux autres.

La longueur et l’élasticité du fascia superficiel conditionnent la qualité de notre mobilité et de notre posture générale.
Comme son nom l’indique, le fascia profond est situé en profondeur. Il est constitué d’une suite de membranes tendues depuis la base du crâne et les vertèbres cervicales. Il relie la colonne cervicale au sternum et au diaphragme (voir figure ci-après), participe aux enveloppes du cœur et s’insère avec le diaphragme sur les vertèbres lombaires. La longueur et l’élasticité du fascia profond conditionnent la respiration courante ainsi que les placements de la colonne vertébrale et du thorax. Le fascia profond solidarise dans les mouvements la colonne cervicale, le diaphragme et la colonne lombaire.

Les fascias sont imprégnés de lymphe, et structurés en couches. Ceci permet des mouvements de glissement des membranes les unes sur les autres, donc des possibilités de glissement des muscles les uns sur les autres.
Cette mobilité peut être réduite si des adhérences se sont produites entre les différentes nappes membraneuses. Cela se produit dans les cas d’absence de sollicitation de glissement des muscles (gestes de trop faible amplitude ou habitudes de mouvements qui n’explorent jamais tous les chemins de mobilité en glissement possibles). Ces mouvements de glissement des muscles les uns sur les autres sont nécessaires pour individualiser l’action des muscles, et lorsque l’on veut accroître les amplitudes des mouvements.


Les fascias sont aussi “les poubelles du corps”. Ce qui signifie que quand le corps est submergé de déchets (alimentation chimique, stress, traitements médicamenteux....), les systèmes d’élimination des déchets sont dépassés. Le corps n’a pas d’autres solutions que d’enfouir ces déchets dans la substance fondamentale du tissu conjonctif. Celle-ci qui est acqueuse devient comme un gel. Le corps s’enraidit alors surtout chez l’homme, et chez la femme, la trame conjonctive qui s’épaissit provoque la cellulite.